Résumés des séances

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Résumés des séances

Message par Slyden le Ven 6 Avr - 0:02

PROLOGUE "DANS LE SILLAGE DE LA GUERRE"

  «Non, Anna! On peut pas y retourner! Frère Tancrède a dit de pas revenir! Il la dit! Il la dit!» La voix de P'tit Willi monta dans les aigus presque jusquau hurlement tandis quil tirait sur la manche de la jeune femme. Celle-ci mit un genou à terre et le prit dans ses bras pour le réconforter et pour le calmer. Il était toujours possible que des ennemis rôdent dans les parages. «Chut», murmura-t-elle, en le berçant dans ses bras tandis qu'il sanglotait. Willi n avait que sept ans, pourtant il avait déjà vu plus de malheurs que la plupart des gens n'en voient dans toute leur vie. Comme eux tous. Les six autres enfants, dont les âges s'échelonnaient entre cinq ans pour la petite Lotti et douze ans pour Karl, restèrent immobiles, guettant le moindre signe annonciateur d un problème.
  Anna lui donna un chiffon pour qu'il se mouche et lui essuya les yeux avec 1 ourlet de sa manche. Elle lui adressa son plus beau sourire, le plus rassurant, mais elle savait bien qu'elle n'était guère convaincante et quelle terreur masquait ce sourire. Cependant, c'était elle l'aînée à présent et frère Tancrède lui avait confié la responsabilité des enfants. À seize ans, elle aurait dû commencer à se préoccuper de trouver un mari. Au lieu de cela, elle devait se démener pour tous les garder en vie dans ce monde qui sombrait dans l'horreur.
 «Willi, tu sais que nous n'avons plus beaucoup de nourriture et que nos vêtements ne sont pas assez chauds pour le mauvais temps qui se prépare. Voilà plus d'une journée que nous n'avons rien entendu dans les bois ni dans la direction du village. Nous pouvons probablement y retourner sans risques à présent: nous pourrons y trouver ce qu'il nous faut et nous organiser là-bas. Nous allons probablement y retrouver frère Tancrède et les autres, en train de travailler avec acharnement pour tout remettre en place.» Elle savait bien, d'après le dernier coup d'œiî qu elle avait jeté au village en s'enfuyant, que c'était un mensonge. Mais ils ne connais- saient rien à la chasse et s'ils ne trouvaient pas de provisions, ils allaient mourir de faim. « As - tu confiance en moi, W i l l i ? » Le garçonnet hocha la tête et lui répondit par un faible sourire. «Bien, leur dit-elle en se relevant. À la queue leu leu, tout le monde. Ernst, c'est toi qui as les meilleures oreilles, alors tu marcheras en dernier. Rappelez-vous, c'est comme un jeu de cache- cache. Personne ne doit faire de bruit!»
Le cauchemar avait commencé trois jours auparavant, lorsqu un cavalier leur avait apporté des nouvelles du siège d'Hergig, à l'est. Les armées d'Archaon, au sujet desquelles on avait entendu de vagues rumeurs l'été précédent, avaient déferlé sur l'Empire en répandant la mort et, pire encore, la mutation dans leur sillage. À présent, ce cavalier venait les avertir qu'un détachement d'hommes-bêtes conduit par un guerrier de Slaanesh était sur ses talons, à une journée de marche à peine.
 Leur village, Vorheim, était une colonie fondée par d'anciens soldats. Même frère Tancrède, le prêtre de Sigmar, était un guerrier à la retraite. Les jeunes hommes étaient partis s engager dans l'armée et n'étaient jamais revenus, et seuls restaient pour défendre le village les hommes les plus âgés, les femmes et les enfants. Les villageois se réunirent et décidèrent de se battre, d'essayer de retenir l'ennemi aussi longtemps qu ils le pourraient afin de donner aux enfants une chance de séchapper. Ils chargèrent Anna de conduire les enfants. «Tu es forte et tu as la tête sur les épaules. Les plus jeunes te font confiance et ils t écoutent, lui dit frère Tancrède. Prends ce marteau. C'est ce que j'ai de plus cher, il a été béni par l'Archilecteur de Nuln lui-même. Sois courageuse et que Sigmar te conserve en sa sainte garde.»
 Les ennemis arrivèrent en fin d'après-midi, le jour suivant, au moment du coucher du soleil. Des hommes-bêtes carnassiers, avec des fourrures bigarrées et des yeux pleins de convoitise, accompagnés d'orques ayant juré allégeance au Prince de la Perversité. À leur tête marchait un guerrier vêtu d'une armure grotesque et drapé de cuirs souples et pâles et de soies de couleur pastel. Postéssur le mur denceinte, armés de leurs vieilles armes et d'outils agricoles, les adultes comprirent qu'ils regardaient la mort en face. Le guerrier, il était impossible de dire s'il s'agissait d'une femme ou d'un homme, s adressa aux villageois et les enjoignit de se soumettre à Tordre nouveau, de s'abandonner aux soins attentifs du Seigneur de la Concupiscence. Puis il se mit à leur décrire en détail ce qu'il allait leur taire subir, en les appelant tous par leurs noms, les uns après les autres. Anna se plaqua les mains sur les oreilles lorsqu elle l'entendit prononcer son nom, mais cela ne servit à rien.
  C'était comme si le monstre était entré dans son esprit. L'un des villageois, un chasseur nommé Gerhardt, poussa un rugissement et tira une flèche sur le guerrier. Il le manqua, mais la flèche se planta dans la gorge de son porte-étendard et le tua, ce qui abattit la bannière impie. Enragé par cette insulte, le guerrier lança ses troupes à l'attaque. Les villageois se préparèrent à résister, mais c'était inutile. Une perle de flammes bleues et rosés percuta la porte qui vola en éclats. Tandis que l'ennemi envahissait le village et que le massacre commençait, frère Tancrède courut retrouver
Anna et les enfants qui s étaient cachés dans l'église.
  «Fuyez! Enfuyez-vous maintenant par le tunnel et faites ce que je vous ai dit pour qu'il s'effondre derrière vous. Je tiendrai la porte. Faites vite!» Anna fut la dernière à pénétrer dans la cave et, au moment où elle en refermait la porte derrière elle, elle vit frère Tancrède se faire embrocher sur l'épée du guerrier du Chaos. Tous ces événements s'étaient produits deux jours auparavant et, après quelques alertes au début, ils n avaient plus vu aucun signe de l'ennemi. Pas plus que dexpéditions de secours en provenance du village. Elle savait que le prêtre était mort, mais elle priait toujours pour qu'il y ait quelques survivants et qu'ils puissent la soulager de son fardeau.
  Ils arrivèrent près de l'escarpement d'où ils pourraient bientôt apercevoir Vorheim. Anna se tourna vers sa nichée. «Restez là et laissez- moi aller jeter un coup d'œil, juste pour voir si c'est sans danger. Karl, occupe-toi des autres et garde-les en sécurité. Ne bougez pas d'ici jusquà ce que je revienne.»
 Karl avait l'esprit un peu lent, mais il était grand et fort pour son âge. Ils lécou- teraient. Ensuite, elle se tourna et marcha à travers bois jusquà lendroit d'où elle pourrait avoir une vue sur Vorheim.
 Il ne restait rien.
 Là où, autrefois, s'élevait son foyer, là où avaient vécu ses amis et ses camarades de jeu, il ne restait plus que des ruines fumantes et des cadavres calcinés. Des corbeaux voletaient de ci de là, picorant les cadavres. L'église de Sigmar avait brûlé jusqu'aux fondations et elle aperçut un corps empalé sur un épieu devant ce qu'il en restait. Il n'était plus reconnaissable, mais elle eut la certitude qu'il s'agissait de frère Tancrède. Anéantie par le choc, elle laissa le marteau glisser de sa main et elle sentit les larmes qu'elle avait réprimées pendant des jours lui couler librement sur les joues.
Une heure plus tard, deux peut-être, elle reprit ses esprits et ramassa le marteau. Tournant le dos à son passé, elle retourna à lendroit où se cachaient les enfants en se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir leur dire et ce qu'ils allaient bien pouvoir faire à présent. Pourtant, ils étaient sous sa responsabilité et elle devait les conduire en lieu sûr. Elle se souvint avoir entendu dire que la rivière voisine menait à un affluent de la Talabec. Ils pourraient au moins y trouver de l'eau et du poisson. En la suivant, ils arriveraient à une ville, peut-être même à la grande cité de Talabheim. Pour le reste, elle allait devoir s'en remettre non seulement à la protection de Sigmar, mais également à la compassion de Shallya et à la bonne fortune de Ranald. Anna s arrêta et la pensée de ce qui les attendait fit monter en elle un rire sans joie, accompagné de larmes amères.
 «J'ai toujours dit que je voulais visiter l'Empire, mais pas de cette façon!»


Dernière édition par Slyden le Ven 6 Avr - 0:10, édité 1 fois
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Re: Résumés des séances

Message par Slyden le Ven 6 Avr - 0:03

La situation débute juste après les traumatismes causés par la funeste période tristement nommée "tempête du chaos". Au début de l'année 2522, à la fin de l'hiver, (l'année débute en "février"), les terres du nord de l'empire ont été dévastées par les armées démoniaques d'Archaon. Bien qu'Archaon ai été défait, le leader des hordes du chaos replié dans les monts du milieux représente toujours une menace, tout comme sa horde dispersée dans les forêts, lesquelles sont plus inhospitalières que jamais.

Le Hochland a subit de lourdes pertes tout comme les autres régions du nord (Ostermark, Nordland, Middenland...) 90% de la population tuée, la quasi totalité des villages détruits, les villes dévastées.

Famines, épidémies et bandits profitants de l'affaiblissement de l'empire, ajoutent un peu plus de misère à ceux qui ont survécus.

Vous ,et éventuellement les membres de vos familles qui ont survécu, vous êtes simplement mis en route en quête de nourritures, d'un abris sur pour la nuit, empruntant les routes vers le sud. Petit à petit, vous avez rencontré d'autres survivants et puisant dans le nombre une sécurité que nul lieux ne pouvaient plus vous offrir vous avez pris la route vers Talagaad, la ville portuaire annexée à la grande cité de Talabheim, en quête d'espoirs.
Préservée des destructions de la tempête du chaos, Talabheim, la Cité des Lois, semble être un idéal de paix inaccessible, car l'oeil de la forêt, autre nom de cette cité, protégée de son infranchissable cratère, est connue pour la lourdeur de ses lois, de ses taxes et des difficultés pour s'y rendre, surtout en temps de crise, et surtout lorsqu'on a aucun argent à perdre...

En attendant vous n'êtes pas dans la cité mais en vue de la ville portuaire insalubre et mal famée de Taaglad en compagnie de plusieurs centaines de réfugiés. Vous commencez à voir les tentes de fortunes des bidonvilles à l'extérieur du port. Vous êtes sales, dans des conditions propices a rendre malade le plus coriace des êtres. Vous avez faim. Vous êtes épuisés. Vous n'avez que quelques pièces en poche. Vous ne vous souvenez même plus quand vous avez perdu le reste, a moins qu'on vous l'ai subtilisé. Il va bien falloir trouver quelques choses, un travail, pour que vous et vos proches surviviez même si en tant que réfugié sans le sou vous n'êtes certainement pas le bienvenu dans un port de commerce...

Ainsi commence votre histoire...
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Re: Résumés des séances

Message par Slyden le Ven 6 Avr - 0:06

Brève relation d’un mal inconnu qui sourd à Talagaad

(résumé par Tofusoyeux)

La Haute-Porte de Talabheim, la Cité des Lois, restait close et Rudolf Nierhaus avait dû donner des consignes aux gardes pour nous interdire de la franchir. La redescente vers Talagaad me donnait l’occasion de me remémorer les événements des six derniers jours, depuis notre arrivée ici avec Markus, dont je ressens le conflit intérieur, Lysa, qui semble traverser le monde comme si elle n’en faisait pas partie, Drek Hammer, son protecteur le nain taiseux dont les coups de marteau et les grognements inspirent la crainte, Isabelle et Joannes, discrets jusque là mais qui auront sans doute un rôle à jouer à l’avenir.

Nous sommes arrivés il y a sept jours (mais comme tout paraît si loin maintenant) au port de Talagaad depuis Middenheim, accompagnant une cohorte de réfugiés (dont la tante de Markus Ingrid, son oncle Klaus et leur fille Martha) à la recherche d’un toit, de nourriture et de sécurité. Si la guerre et ses ravages marquaient le nord de l’Empire, nous pensions trouver ici ce que nous cherchions.

Devant l’impossibilité de nous installer en ville, mais seulement à ses abords, nous apprîmes très vite à nous méfier, à nos dépens de plusieurs couronnes d’or, de tous ceux qui croisaient notre route. La misère régnait, l’odeur était infecte, insoutenable et les rues grouillaient d’une population miséreuse. Des corps sans vie pendaient aux potences, de pauvres hères étaient fouettés à mort. Les réfugiés dépassaient en nombre la population de Talagaad et avec eux les rixes étaient permanentes, en particulier entre ces derniers et les dockers Kislevites dont le monopole du travail de déchargement des barges était mis à mal par toute cette main d’oeuvre se vendant pour des miettes de pain. En son auberge, Skully, un halfling de la pire espèce, profitait de la misère mabiante en proposant les services de ses prostituées aux malheureux voulant oublier leur désespoir.

Le fleuve Talabek sépare la basse-ville (les Gredins) de la haute-ville et le Gué du Sorcier joint ces deux quartiers. La haute-ville, sur les contreforts du Talabastion, est elle-même sectorisée : au nord le Petit Kislev, dont l’accès est quasiment interdit aux non kislevites ; au sud le quartier des entrepôts. C’est par la rue principale, véritable frontière virtuelle entre ces deux quartiers, que l’on accède au sentier menant à la Haute-Porte, celle-là même que je redescends en pensant à ces étranges événements.

Avec mes compagnons d’exil, nous voilà recrutés à l’Auberge de l’Anguille, en haute-ville, par Rudolf Nierhaus pour escorter un convoi d’une centaine de réfugiés à Brietblaat. La perspective de gagner quelques couronnes d’or et de participer au repeuplement d’une région jadis prospère nous motive tous. C’est aussi pour nous l’assurance, une fois cette mission accomplie, de pouvoir franchir le cratère et entrer dans Talabheim, nous promet Nierhaus.

Mon esprit vagabonde au rythme de mes pas et revient aussi sur ces premiers signes, qui auraient dû nous mettre la puce à l’oreille : à Talagaad les poissons ne ressemblent plus à des poissons depuis quelques semaines, avec leurs deux têtes ou leurs corps informes ; la Comtesse Electrice, au pouvoir depuis le départ d’Helmut Feuerbach à la guerre, dans le nord, et sa disparition, préparerait “quelque chose”.

Néanmoins, le départ vers Brietblaat est donné le lendemain, il y a six jours maintenant, presqu’une éternité. Les autorités de Talagaad nous avaient donné six chariots chargés de provisions et d’équipement, tirés par deux boeufs. Une centaine de réfugiés, pour moitié venus avec nous de Middenheim et pour moitié originaires de la région de Talabheim, composaient la caravane. Notre destination se situait à trois jours de marche car il fallait contourner le cratère par le nord en raison de l’infestation de gobelins et d’orcs qui avait été relatée aux abords de la route sud.

Est-ce la peine de revenir dans le détail sur ce voyage ? Non, certainement pas. Mais je me souviens encore des premières tensions entre les réfugiés, des vols de victuailles au matin du deuxième jour, de notre délicate négociation avec trois ogres auxquels nous avons dû céder un chariot et trois boeufs avant de repartir plus méfiants que jamais et de la confiance que nous commencions à gagner auprès de nos compagnons d’infortune grâce en partie, j’en suis certain, aux repas que je préparais et faisais partager entre tous. Je me rappelle aussi Markus, pris à part par sa tante Ingrid, pour lui confier un anneau mais aussi des secrets, comme si elle avait pressenti le destin tragique qui allait la frapper avec sa famille quelques heures après.

Et je revois surtout ces pauvres enfants, ces pauvres hommes, atteints par une fièvre étrange,  touchés par l’apparition de tâches au niveau du visage et frappés par une toux tenace. Sur la route, à Grundach, les herbes de la soigneuse Lucinda n’y faisaient rien.

Il me reste enfin le souvenir terrible et douloureux du massacre de la famille de Markus au matin du troisième jour. La jalousie et la convoitise en étaient à l’origine, celles d’un bûcheron de notre caravane, Regimius Janicke, qui voyait d’un mauvais oeil l’arrivée et l’installation d’étrangers sur ses terres. Souvent le malheur engendre plus de malheur et plonge ceux qui n’ont rien vers leurs instincts les plus vils. Nous restâmes, nous, soudés et c’est cette solidarité qui nous permit de retrouver l’arc dérobé mais aussi de confondre l’auteur du vol. Sa vie fut le prix de sa trahison et c’est lui-même qui le choisit…

C’est peu de temps avant d’arriver à destination au soir de ce troisième jour de voyage, à Brietblaat, que Lysa montra les premiers signes du mal qui commence à la ronger à son tour. L’accueil des villageois fut néanmoins chaleureux, nous étions attendus. La dizaine de malades restait confinée à l’extérieur du village mais l’installation des personnes valides put commencer.

Fiers d’avoir rempli notre mission, notre groupe était reparti le matin suivant, il y a maintenant deux jours, vers Talagaad en faisant étape à mi-parcours à Burgendorf où nous apprîmes par l’herboriste que le seul médecin sans doute capable de soigner la fièvre toujours plus intense de Lysa, Widenhoft, se trouvait justement à Talagaad.

Ce fut donc hier que nous rentrâmes à Talagaad. Si le trajet se déroula sans encombre, à l’exception de trois ombres qui inquiétèrent Lysa en traversant la route à une vitesse prodigieuse quelques dizaines de mètres à l’avant de notre convoi, l’image de notre arrivée en ville me frappe encore comme si Throgrimm le Rancunier lui-même me l’avait gravée à coups de marteau. En cinq jours, l’atmosphère était encore plus pesante, lourde, presque malfaisante.

Je revois ces premières maisons du Petit Kislev fermées à double tour, les volets clos. Et sur les bords du Talabek ce petit garçon, Janko, attaqué par quoi ? Des espèces de rats de la taille d’un loup, les yeux rouges. Une dizaine de ces monstruosités se jeta sur nous et sur l’enfant. Avec beaucoup de mal et quelques morsures (y aurait-il un lien entre ces engeances et l’épidémie de fièvre touchant la région ?), nous parvenons à nous en débarrasser et à ramener l’enfant chez les siens. Markus est alors pris à part par une vieille dame kislevite aveugle, Yaga, dont l’autorité sur les membres de sa communauté ne paraît pas discutée. Elle le prévient en le tenant par la main : “Quand tout semblera perdu, il faudra se tourner vers les Soeurs étrangères. Et méfiez-vous des Flagellants.” Un message bien sybillin…

A l’hôpital, dressé dans le quartier des entrepôts de la haute-ville, notre rencontre avec les soeurs Shalléennes nous fait plonger encore plus dans l’horreur des événements de ces derniers jours : de nombreux cadavres sont jetés au bûcher. Les malades qui sont soignés n’ont que peu de temps à vivre encore. Les soeurs sont désespérées et leur prêtresse, Kristiane, en plus de nous soigner, nous confie sa détresse. Fille de Rudolf Nierhaus, elle le soupçonne de l’avoir sauvée d’une mort certaine liée à cette épidémie par des moyens qu’elle ne sait pas nous expliquer.

Ces derniers faits datent d’hier soir.

Alors que nos pas nous font entrer de nouveau dans Talagaad-l’enfiévrée, je repense enfin à ce médecin que nous avons retrouvé assassiné à son bureau, affalé, une étoile métallique fichée dans la nuque. Nous espérions qu’il nous aiderait à trouver l’origine du mal gagnant l’ensemble de la population de la ville. Toutefois, la fouille de son bureau mit à jour quelques éléments que nous devons maintenant approfondir : quels liens entre cette maladie et l’opuscule qu’il tenait entre ses mains “Peste en Tilée en 2202”, ou les passages annotés de sa main sur la tremblote livide : “Non mortelle mais aggravation”, “Dans l’eau, mais pourquoi ?” ?

Et sur son guéridon, à quoi étaient destinés le bol de mixture étiqueté “Echantillon Tabalek”, la poudre argentée marquée “Echantillon près rivière” et le flacon de liquide bleu estampillé “Antidote peut-être” ?

Cette lettre enfin, de la main de Rudolf Niedhaus, à l’adresse de Widenhoft, à qui fait-elle référence ? Les termes ne me quittent pas et reviennent constamment hanter mon esprit : “Mon cher monsieur, Voici l’échantillon dont il est question. N’en soufflez mot à personne, Widenhoft. Je ne saurais trop insister sur ce point : n’en parlez rigoureusement à personne. Ils ont des yeux partout. Faites aussi vite que vous pouvez. Que Taal nous protège, R. Nierhaus”

C’est en repensant à tous ces événements, à tous ces hommes et ces femmes, que nous entrons de nouveau à Talagaad-la-pourrie. Il devenait évident, à la réflexion, que nous devions retourner en ville pour en apprendre davantage sur l’origine de ce mal.
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Re: Résumés des séances

Message par Slyden le Ven 6 Avr - 0:09

(remarque de Weedoug)

J'aimerais rajouter à ces souvenirs, si bien exprimé, deux petites idées, peut-être importantes, qui nous sont venus :
1) Avec notre convoi de refugiées nous avons voyagé pendant trois jours, sans que les pires de nos malades subîmes plus qu'une méchante toux, une fièvre et un peu de tremblote. Tandis qu'ici a Talagad, les pauvres gens tombent malades et meurent dans bien moins de temps.
2) N'est pas étrange que la fiole trouvée chez Widenoft est marque "Antidote" plutôt que "Remédie"…?

Encore un complot des aristos pour maintenir écrasée l'esprit des travailleurs ? Bon, je dois admettre que même eux ne seront pas si bêtes à un tel moment dans l'histoire de l'humanité. Probablement.

(remarque de DJpustule)

Peut être est-ce lié à la présence de skavens à proximité ?
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Re: Résumés des séances

Message par Slyden le Ven 6 Avr - 0:10

Terreur à Talabheim, épisode 2
.

(écrit par Tofusoyeux)

Les événements se précipitent alors. Lorsque nous pénétrons dans les premières rues de Talagaad, nous constatons très vite qu’elles sont désertées. Les hommes du guet se terrent probablement derrière leurs volets, à l’intérieur des casernes, les commerçants ont clos les devantures de leurs échoppes et l’on ne croise plus grand monde dans les rues. Une seule exception à ce repli généralisé, les quais. L’activité y reste présente en dépit de quelques cadavres qui jonchent le sol terreux des venelles du quartier des docks et des flagellants suppliciant quelques malades sur leur passage. A se demander si une telle folie sacrificielle ne les désigne pas eux-mêmes comme malades… Mais c’est une autre histoire.

Sous les yeux d’une foule réunie pour l’occasion, on assiste là, impuissants, à l’exécution d’une famille qui tentait de fuir la ville en rejoignant à la nage une péniche marchande. Les efforts de Markus et Johanes pour les sauver, courageux ou inconscients, n’y peuvent rien.

Markus parvient tout de même à éloigner quelques flagellants grâce à un discours improvisé à l’adresse des curieux présents, apeurés par la présence et la folie de ces illuminés.
Talagaad gémit, Talagaad s’éteint et souffre.

A l’entrepôt transformé en dispensaire, Kristiane, fille de Rudolf, nous présente Soeur Béatrice, ancienne universitaire, à qui nous faisons lire les écrits trouvés chez l’apothicaire. Rien n’y fait, personne ne peut nous aider.

Une intuition nous pousse à tirer de l’arme du crime un maximum de renseignements. Johanès, Drek et Lysa partent de leur côté au Marteau et l’Enclume, chez l’armurier nain le plus réputé de la ville. Sans doute rassuré par la présence de l’un de ses congénères, l’artisan nous apprend que l’arme décrite provient selon toute vraisemblance de ces créatures nommées Skavens, et plus particulièrement des Skavens du clan Eshin. Si Lysa et Johanès ont du mal à croire à cette affirmation (les Nains seraient réputés à se laisser facilement aller à l’exagération), Drek ne semble pas surpris. Les Skavens, il sait que ça existe. De nombreux rapports nains ont fait état d’escarmouches voire de batailles entre les siens et ces hommes-rats.

De notre côté, Markus et moi réussissons à convaincre Kristiane de nous accompagner à la Haute-Porte afin de rencontrer son père qui, nous en sommes certains, a encore des informations à nous fournir. Dans la montée au-dessus de Talabheim, je me remémore que le matin même nous fuyions cet endroit pour sauver nos vies et je ris intérieurement à l’idée que, en cette fin d’après-midi, nous remontons pour la même raison. Le destin est parfois taquin, il a dû être inventé par un Halfling.

L’idée d’associer Kristiane est toutefois la bonne : les portes finissent par s’ouvrir et deux gardent nous conduisent à leur capitaine, Rudolf Nierhaus. Il nous accueille dans une pièce, le visage marqué, montrant des signes de nervosité et d’inquiétude. Une semaine est passée depuis que nous l’avons vu la première fois. Il semble qu’en fait plusieurs années se sont écoulées tant ses traits se sont creusés.
Nous lui présentons la situation, la maladie qui ronge la ville, l’apothicaire qui a été assassiné, les indices trouvés chez lui, les flagellants qui se livrent à des exécutions sommaires et la foule qui devient de plus en plus incontrôlable. Nous implorons son aide, qu’il nous fournisse tous les renseignements possibles, même les plus anodins. Son visage se détend alors et nous livre ceci :
- le médecin Ultvhas Daubler, à Talabheim, peut nous aider à élaborer un antidote
- ce sont des hommes-rats, des Skavens, qui sont à l’origine de ce mal
- un Estalien du nom d’Eladio, vendeur de poissons sur les docks, peut nous aider à rejoindre Talabheim par le franchissement de la Langue du Dragon.

Il fait nuit quand nous ressortons de notre entrevue avec Nierhaus. Sa fille semble troublée, quelque chose la travaille.

Pendant notre entrevue avec Nierhaus, nos trois amis prennent la décision d’inspecter de nouveau la maison de Widenhoft, l’apothicaire assassiné, dans l’espoir de découvrir des indices qui nous auraient échappé le matin même et de retrouver l’arme du crime, preuve de l’implication (et de l’existence ?) des Skavens. A leur arrivée, trois silhouettes s’échappent par l’arrière, bousculant au passage Lysa. Les rattraper est peine perdue. Les découvertes que Johanès, Drek et Lysa font chez Widenhoft les stupéfient : les pièces ont été fouillées, mises sens dessus dessous. Un homme mort gît sur le sol, visiblement coupé à la main. De la mousse s’échappe encore de ses lèvres : il a vraisemblablement été empoisonné, sans doute en se coupant. A-t-il lui aussi tenté de ramasser l’arme en forme d’étoile ? Quelques minutes de recherches minutieuses permettent enfin à nos amis de trouver cette arme mortelle, excessivement tranchante. Même le tissu servant à l’entourer est vite entaillé. Trois potions de soins sont également emportées. Elles nous seront plus tard d’un grand secours.

En ville, près des docks et des entrepôts où Markus et moi ramenons Kristiane, la tension est à son comble. Les flagellants haranguent les rares personnes à errer encore dans les rues. L’un d’entre eux s’immole par le feu. C’est le signe qu’attendaient ses compagnons : un déchaînement de violence à l’endroit des malades ou de ceux présumés tels marque les heures qui suivent. Ceux qui toussent sont sauvagement exécutés, pourchassés. Sans pouvoir intervenir, nous sommes témoins d’un déferlement de folie, d’un torrent de démence exaltée. Nous craignons pour le dispensaire de Kristiane. Et c’est avec difficulté et ruse que nous échappons aux flagellants pour nous retrouver réunis au refuge kislevite dans l’espoir de passer une nuit à l’abri de cette démence meurtrière.

Le sommeil est difficile pour tout le monde. Des lueurs apparaissent dans le Petit Kislev mais on ne sait pas quoi en penser. Au réveil, nous entendons bruire la rumeur de la foule vers la rue principale. Une cohorte de réfugiés, de Talagaad ou d’ailleurs, emprunte le chemin montant vers la Haute Porte, pour fuir les flagellants. L’entrepôt occupé par les adeptes de Shallyah n’est que ruine et cendre, braise encore fumante, jonché de cadavres brûlants. Nulle trace de Kristiane et de Soeur Béatrice.

Markus, décidément tribun de talent, parvient convaincre une cinquantaine de malheureux que la fuite n’est pas une solution et que l’entraide seule peut venir à bout de ces événements. Quelques couronnes d’or distribuées aux familles achèvent de les rassurer. Au même moment des coups de canon retentissent plus haut, de la Haute Porte, et des cris déchirants nous parviennent. La situation est au chaos, les centaines de réfugiés sont déchiquetés par les bouches de feu laissant les témoins marqués au plus profond.

Nous trouvons Eladio, l’Estalien. Malgré l’agitation ambiante il se trouve bien à vendre son poisson. Une discussion pourtant mal embarquée nous permet finalement d’obtenir son aide pour rejoindre Talabheim. Rendez-vous est pris à l’estaminet “La Galoche Tordue” le soir même.

Malgré la tension ambiante, quoique redescendue depuis la veille et la discrétion des flagellants en plein jour, nous profitons de la journée pour reprendre des forces et arpenter les rues de Talagaad. Les commerces sont toujours porte close, des rats font des apparitions furtives.

Le soir venu, Eadio nous attend bien à l’endroit convenu. Mais sa première réaction est de nous braquer avec son arme (se doutait-il à ce moment qu’elle se retournerait contre lui quelques heures plus tard ?) pour s’assurer de nos dispositions à son endroit. La situation lui est expliquée dans les détails ce qui a pour effet de le calmer et de le mettre en confiance. Il nous tend à chacun un sac noir contenant un tablier de la même teinte. “Hâtons-nous !” nous intime-t-il très vite et nous faisons route vers le sud pour grimper ensuite dans l’obscurité profonde d’une nuit sans bruit à distance de Talagaad vers le Tahalbastion. Un rat de forme humanoïde nous suivit-il au cours de cette marche ? Impossible à dire mais nous devions rester discrets.

Au terme d’une fuite de deux heures, l’entrée d’une caverne, probablement creusée par des nains, se présente à nous. Eladio disparaît, happé par cette ouverture. Nous entrons à sa suite. Un dédale de tunnels sans fin est l’occasion pour notre guide de se confier : les Skavens sont bien à l’origine de la maladie. Comment, pourquoi ? ce n’est pas clair. Le clan Eshin est un clan d’assassins. Selon l’estalien, ces humanoïdes ont probablement été instrumentalisés pour agir de la sorte. Si certains Skavens recourent à la magie, ils sont par nature trop stupides pour fomenter un complot ou organiser une telle épidémie. Plus triste, Nierhaus a mis fin à ses jours la veille au soir, c’est-à-dire après notre visite avec Markus. Il avait fait pression pour condamner l’accès des gens de Talagaad vers Talabheim. Autre information qu’il nous délivre : Ultvhas Daubler, le médecin à même de recréer l’antidote, réside dans le quartier des marchés, près de la porte nord.

Pour pénétrer dans Talabheim sans se faire repérer, Eladio nous fera passer pour des tanneurs. Le tablier noir trouve ici la raison de sa présence dans notre sac.

C’est au moment où notre guide nous divulgue toutes ces informations que trois Skavens, presque autant surpris que nous, font irruption dans la salle dans laquelle nous prenions une courte pause. Le combat n’aurait pu être qu’un souvenir fugace si l’estalien n’avait été trahi par son arme à feu qui lui explosa littéralement à la figure. Pauvre homme… Les soins que nous lui prodiguons ne l’empêchent pas de perdre connaissance. Nous voilà perdus, égaré dans ce labyrinthe.

Malgré tout, nous décidons de poursuivre notre chemin vers Talabheim. Mais il devient vite évident que la sortie s’éloigne à mesure que nous avançons.

Comble de malchance, après plusieurs dizaines de minutes de marche, des voix peu rassurantes se font entendre au détour d’un couloir. Avec beaucoup de discrétion, nous parvenons à comprendre qu’il s’agit d’un Norsca (Hermut) accompagné de quatre hommes plus petits, tous manifestement commandés par le plus petit d’entre eux, à tête de fouine, Finch. Ils entourent trois cadavres, probablement un couple et son enfant. Nous déduisons de la conversation que je parviens à surprendre qu’il s’agit de passeurs qui tuent et détroussent les pauvres malchanceux faisant appel à leurs services. Ils évoquent un certain Magnus Aderhold dont nous apprendrons plus tard par Eladio, dans l’un de ses rares moments de conscience, qu’il s’agit du chef des bandits du Suif, un quartier de Talabheim.

Après avoir laissé disparaître ce groupe de malfaiteurs, la curiosité nous pousse à aller inspecter les trois corps. Lysa décide quant à elle, malgré nos avertissements, de suivre le grand Norsca.
Les cadavres sont bien ceux de deux adultes et d’un enfant. A quelques mètres de là, une voix semble provenir d’un tonneau posé contre la paroi. Il s’agit d’un halfling, dénommé Boggie Craquepot, prétendant être un soldat de Talabheim, que nous libérons.

Puis tout s’enchaîne très vite : Lysa réapparaît, affolée, apeurée, suivie par le Norsca et ses acolytes, manifestement bien décidés à nous occire tous. Les armes sont sorties prestement, Boggie se joint à nous. Drek, courageux, bloque le passage pour permettre aux tireurs d’ajuster les ennemis. Mais sa fougue lui joue des tours et dans une tentative peut-être présomptueuse d’achever l’un de ses opposants ou dans sa volonté d’impressionner les combattants, sa hache lui échappe et atterrit loin derrière nos ennemis. Plus de peur que de mal au final : le Norsca est tué ainsi que l’un de ses hommes de main. Malheureusement leur chef et ses deux hommes réussissent à fuir.

Heureuse rencontre que celle de Boggie : en plus de nous apprendre que les bandits que nous venons de neutraliser font partie de la bande des Aderhold dans le Suif et qu’ils comptaient le sacrifier, lui, halfling honorable, en l’honneur de Khaine, ce dieu du Meurtre, de la Haine et de la Destruction, il nous permet de sortir du réseau de cavernes et nous débouchons en deux groupes à Talabheim au petit matin. Mes cinq amis, trop grands pour emprunter certains passages des égouts de la ville, émergent dans le Suif. Nous nous donnons rendez-vous à l’auberge de Trois pommes dans la matinée car je suis Boggie dans les boyaux les plus étroits pour finalement déboucher dans le quartier marchand, à deux pas de l’auberge. J’y suis accueilli par la tenancière, Wanda, une nouvelle halfling, non seulement pour mes talents de cuisinier mais aussi parce que je suis recommandé par mon nouveau compagnon.

Quelques heures plus tard, le reste du groupe me retrouve comme convenu à l’auberge. Je comprends très vite à leur agitation qu’ils ont appris des informations importantes dans le Suif. En effet, dès leur sortie à l’air libre, le groupe est aussitôt repéré par les hommes d’Aderhold, menés par Worlen, le fils de leur chef à tous. Ceux-ci leur proposent d’échanger leur protection (sans laquelle leur vie ne tient qu’à un fil dans le Suif) contre 180 co par tête de pipe ou l’armure de mailles de Drek et une épée à deux mains. C’est cette seconde option qui est retenue par mes amis. Le pacte est scellé et Worlen les accompagne à la Lanterne Noire pour qu’ils puissent bénéficier de soins et se remettre de leur piteux état.

A la Lanterne Noire, Markus et ses compagnons comprennent vite que les Aderhold sont véritablement les maîtres du Suif. Certes la concurrence des Kaltenbach, qui ont fait sécession après l’incendie d’une partie des quartiers sud du Suif dont ils sont responsables, est en train de se durcir et un pacte de non agression entre les deux clans a été scellé mais les Aderhold restent dominants. Worlen Aderhold glisse, de manière sibylline, que si Baldwin Kaltenbach, le doyen de son clan et assassin rusé, et sa fille Elsa venaient à disparaître, ce ne serait pas la pire chose qu’il pourrait arriver aux Aderhold.
Le récit rapporté par mes compagnons de nos aventures souterraines interpelle Worlen : il comprend que les clandestins étaient détroussés et sacrifiés par Finch et sa bande.

Worlen leur apprend enfin, dans la salle commune de l’auberge, que Rudolf Nierhaus trainaît une drôle de réputation, celle de protéger les gens du port.

De retour dans leur chambre de la Lanterne Noire, mes compagnons ont la désagréable surprise de constater que tout leur or a été dérobé, ce dont ils rendent compte à Worlen Aderhold. Celui-ci promet de retrouver les coupables, ce vol étant un affront personnel.

En fin de journée, nous voilà Markus, Lysa et moi, à nous rendre chez le médecin, Daubler. C’est un homme d’une cinquantaine d’années, une paire de lunettes sur les yeux. La discussion s’engage et après nous être assurés qu’il était digne de confiance, nous lui présentons les travaux de Widenhoft que Markus avait précieusement protégés au cours de notre périple. Daubler confirme que des malades font leur apparition aussi à Talabheim. Selon lui, la maladie a été “potentialisée” depuis son apparition en Tilée il y a 300 ans. Les Skavens ne peuvent être à l’origine de cette maladie, un grand ordonnateur doit orchestrer ces événements en sous-main. Pour Lysa, Daubler diagnostique une forme atténuée de la maladie.
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