Résumé des deux premiers Scenarios

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Résumé des deux premiers Scenarios

Message par tofusoyeux le Ven 6 Avr - 19:58

Comme j'ai bien l'intention de reprendre l'histoire bientôt et qu'elle repartira avec les mêmes personnages... Je vais aller chercher les récits qui ont été faits des deux scénarios joués.
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Re: Résumé des deux premiers Scenarios

Message par tofusoyeux le Ven 6 Avr - 20:03

Résumé de Sandrine

Résumé de la partie du 29/07/17
Merci TofuSoyeux pour la correction.


Je suis Jorunn Hrolfsdottir, fille de Hrolf Knudsson, Jarl du clan Kjari du village de Rohald.

Mon Jarl est puissant et notre clan est respecté dans la région. Mon grand frère, le fils héritier, est mort il y a quelques mois seulement au cours d’une guerre face à un clan ennemi. J’ai une grande sœur, marié à un homme d’un clan vassal et je sais qu’elle attend un heureux événement.
Mon père le Jarl a proposé au Thing que je prendrais sa succession au moment voulu. Au solstice d’hiver suivant, à la fête du Jöl mon père décide de rester au village pour organiser cette fête qui a tant d’importance pour notre peuple au lieu d’aller à Hleidra, la capitale. Là-bas, la situation politique est rude, le nouveau roi Frodi fête son avènement au détriment de feu son frère Halfdan connu pour sa bienveillance et sa bonté suite à une guerre fratricide perpétrée par Frodi, un être violent et sanguinaire, dit-on. Pour garder la légitimité du trône en respect et réparation de son crime selon nos traditions, il a épousé la femme de son frère devenant le père adoptif de ses neveux, deux jumeaux, disparus depuis la conjuration aboutie du roi Frodi. Les efforts qu’il a mis pour les retrouver reste actuellement sans succès. Telle est la situation politique à Hleidra. Le Jöl permet à Frodi de réunir les Jarls afin qu’ils lui jurent fidélité. Mon père, a prétexté, à raison, la reconnaissance de ma succession à sa suite et le retour de ma sœur après deux ans passés dans un comptoir commercial finlandais à la demande de l’ancien roi Halfdan. Il a envoyé néanmoins des émissaires de valeur accompagné de riches présents.
Le matin de la fête, beaucoup d’invités sont arrivés. Le Jarl leurs propose une partie de chasse à laquelle je participe avec ma suite, composée de Hildr, la völva et mon amie de toujours, Ingwe, un jeune scalde qui m’amuse bien, Sigürdr, un guerrier attaché à ma sécurité par le Jarl, et Thorgrim, le guerrier sauvage. En suivant la piste d’un daim, nous découvrons des traces de bottes dans un bois dense, habituellement non fréquenté. Après des interrogations suspectes, nous décidons de changer nos objectifs et décidons de les suivre à travers un chemin sinueux jusqu’à ce nous entendions des murmures au loin. Sigürdr, marchant devant moi, part en éclairage, bien évidemment, guerrier comme il est, le clic, clac des boucles de son épais armure, résonne dans la cuvette où se trouvent trois hommes et trois chevaux. Sigürdr n’a pu qu'entrevoir un homme qui rangeait des objets dans un tissu, un qui éteignait un feu de camp et un dernier qui faisant le guet, donne l’alerte et court porter l'assaut. Le combat est facile, avec Sigürdr et Thorgrim qui prouvent leur bravoure en tuant deux assaillants, nous essayons de faire un prisonnier, le pauvre a fait connaissance avec le plat de la hache de Thorgrim mais sauvage comme il est, la violence de son coup a dû faire d'importants dégâts, il tombe dans le coma. Nous fouillons les corps et le camp. L'un d'eux possédait des accessoires ésotériques destinés aux Völva, un autre avait une bourse de bracelets d'or et d'argent. Ils ont l’air de guerriers expérimentés de la Scandia. Il y a trois chevaux et quatre paires de fontes. Mon avis, suivi par mes camarades, c'est qu'il y avait un quatrième cheval donc certainement un quatrième homme. Nous ramenons le prisonnier en espérant que notre soigneur puisse le rafistoler assez pour qu'il nous explique leurs stratagèmes.
De retour au village, nous allons voir le Jarl lui expliquer l'affaire et la raison de notre chasse infructueuse. Il prend un air grave, et nous donne les moyens de poursuivre les investigations. J’envoie Thorgrim à l’écurie vérifier les chevaux à la recherche d’un indice sur le quatrième homme, il remarque une possibilité que l’un d’eux aurait le même harnachement que les chevaux des guerriers qu’on a rencontrés et le fait surveiller.

De mon côté, je vais déposer le prisonnier au cachot accompagné de Sigürdr, et dépêche un garde pour sa surveillance.
Dans le village, Hildr et Ingwe se mêlent à la foule où deux tiers sont des étrangers venus spécialement pour Jöl.
J’envoie une personne aller chercher Klemet afin qu'il prodigue les soins nécessaires au réveil du prisonnier.
Dans l’après-midi, arrivé de Gudrid, ma grande sœur, son époux Herjolf Tryggversson et leur suite de quinze personnes. Ils ont apporté de leur voyage un présent pour le Jarl, deux esclaves finlandaises, des blondes aux regards sombres, elles se ressemblent comme des sœurs, leurs traits et leurs attitudes suggèrent qu’elles sont magiciennes.

Le soir venu, la cérémonie du Jöl débute par un défilé des vassaux qui prêtent ou renouvellent leur serment de fidélité, en acte de reconnaissance, le Jarl leur offre des cadeaux. Puis vient le festin, les convives mangent et boivent sans retenue, les vapeurs de l’alcool, mêlés aux chants et aux rires, tout le monde profite et s’amuse. Au fond de la salle, pourtant, un groupe d’homme de la suite de Herjolf se retient de toute expression joyeuse, ils n’ont pas l’air de vouloir fêter Jöl, même lorsque je me présente à eux avec l’intention de les pousser à boire, ils restent froids. Ce sont quatre guerriers et leur chef nommé Stigandi est le petit frère de Herjolf. Il avait assuré jusqu’à maintenant la régence du clan Tryggversson pendant l’absence de Herjolf. La relation entre les deux frères est difficile. Je vais me coucher en repensant à la journée bien animée avec pas mal d’interrogation sans réponse. Le prisonnier ne se réveille toujours pas, même lorsque Thorgrim eut l’idée saugrenue de lui mordre un orteil pour tenter de le faire sortir de son coma. Il avertit également les garçons d’écurie d’être prévenu sur le champ lorsque notre quatrième homme viendra chercher son cheval.

Le matin, je me réveille en sursaut en entendant mon père crier. Je fonce dans sa chambre, il se tord de douleur, ses bras autour de son ventre et ma mère à ses côtés, impuissante. J’ordonne à Sigürdr d’aller chercher Klemet. Dans ma tête, je crains à un empoisonnement. Gudrid et Herjolf débarquent dans la chambre accompagnés de Hildr. Je veux savoir si mon père a été la cible d’un sort. Du coin de l’oeil, je vois Gudrid repartir en catimini, mais mon esprit était trop occupé pour me soucier de la raison pour laquelle elle repart alors que notre père se sent si mal, et si c’était elle? Je fouille partout dans la chambre, interroge ma mère avec fermeté, sans résultat. J’ai du mal à garder mon sang froid, je dois savoir. Klemet arrive enfin, je lui laisse la place à côté de mon père puis, je tente de me calmer. Après l’auscultation, le guérisseur déclare que le le Jarl est victime d’une gastroentérite, une maladie qui peut toucher tout le monde, mais rien de surnaturel. Herjolf, rassuré, quitte la pièce pour rejoindre Gudrid. Soulagée pour mon père, il me reste une question en attente. Je décide d’aller voir Gudrid pour en avoir le coeur net. Elle est allongée dans son lit, le teint pâle, faible, elle se sentait malade, je vois, elle ne faisait pas semblant. Je change mes conclusions dans mon esprit et appelle Klemet de l’autre côté du couloir. Il arrive en grognant un peu d’avoir tant de patient en si peu de temps, “c’est toujours comme ça pendant les Jöl, je ne peux jamais en profiter comme les autres.” Cette fois, il change d’expression et devient sérieux. Il se met à fouiller autour de Gudrid et trouve dans sa poche une rune. Les inscriptions indiquent une malédiction qui tue à petit feu l’enfant à naître et à la longue tuera la mère tant que la rune les accompagne. J'étais horrifiée, comment peut on souhaiter la mort d’un enfant, étrangement, un flash lui montre la scène de la veille où elle essayait d’amuser son beau frère Stigandi.

Pendant ce temps, Thorgrim est prévenu que le propriétaire du cheval que l’on surveillait, a quitté le village en trombe et se met en chasse pour le rattraper suivi un peu après par Ingwe. Ils poursuivent le fuyard avec une adresse spectaculaire, le rattrapent et l’intimident, il tente de résister en les menaçant, il dit tout fier être un pratiquant de la magie mais Thorgrim dans la situation était nettement plus convaincant. Ainsi, Il avoue qu’un homme l’avait engagé pour lancer une malédiction à Gudrid. Ils étaient un groupe de quatre. Il décrit son commanditaire qui semblerait être Stigandi. Thorgrim et Ingwe le ramènent au village sous le pouvoir du chant pour le mettre au cachot. Puis Thorgrim se propose d’aller aux écuries au cas où Stigandi chercherait à s’enfuir tandis que Ingwe vient me prévenir.
Arrivé dans la maison du Jarl, il trouve une agitation inhabituelle, les gardes, les serviteurs courent dans tous les sens. Ingwe me trouve dans la chambre de ma sœur alitée. Il me demande une audience privée et insiste sur le caractère privé. Nous nous retrouvons dans un coin du couloir et me raconte les événements récents. Nous en parlons au Jarl de la gravité de la situation et lui demandons son accord pour interpeller Stigandi. Il propose même à Sigürdr trois soldats de renfort.
En descendant, je réunis ma suite, mandate un garde d'aller chercher Thorgrim où qu'il soit et nous encerclons la tente des invités. J'y pénètre avec mon ombre.
Lui et ses hommes étaient en train de se préparer sans joie. Je l'invite cordialement à une audience mandatée par la Jarl. Il tente de se défiler et fait même l'affront de dire “Si le Jarl veut me voir, pourquoi ne viendrait il pas lui même”
Je me concentre pour garder mon calme et lui fait la remarque qu'en temps normal, c'est rarement au Jarl de s'expliquer et de se déplacer. Ne voyant plus d'échappatoire, il accepte avec dépit ne demandant qu'un petit moment pour finir de se préparer avant de se mettre en route avec ses hommes.
Arrivés devant la maison du Jarl, il s'arrête tout d'un coup, sort son arme et me regarde. Ses acolytes se mettent en garde également. Hildr incante, les soldats sous les ordres de Sigürdr se mettent face aux hommes de Stigandi. Ingwe chante une berceuse, certainement la plus belle et la plus efficace de sa courte vie, il endort ainsi les quatres guerriers ennemis laissant Stigandi seul face à Sigürdr et à son épaisse armure de cuir. Thorgrim tente de le neutraliser, or l'ennemi est un guerrier de valeur.
Finalement, le sort de Hildr agit et plonge Stigandi dans un moment de frayeur, il se met à courir dans tous les sens. Thorgrim en profite pour l'immobiliser, Sigürdr et moi le désarmons et l'attachons.

Nous l'emmenons ainsi dans la grande demeure. A peine rentré, nous voyons Herjolf descendre les escaliers, stupéfait de voir son frère aux arrêts. Je lui explique avec le tact nécessaire l'histoire entière. Hors de lui, le cœur plein de chagrin et avec dignité, il prononce son bannissement du clan Tryggversson. Stigandi avoue ses méfaits comme quoi l'enfant était la raison du retour de Herjolf au village pour l'élever en tant qu’héritier digne de son nom. Sans lui, il serait resté au comptoir marchand de Finlande et lui serait resté à la tête du clan. Le Jarl Hrolf prononce la même sentence et les autres seront punis de mort.
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Re: Résumé des deux premiers Scenarios

Message par tofusoyeux le Ven 6 Avr - 20:04

Résumé de Sylvain, partie du 12 août 2017

I-Quelque chose de louche au royaume du Danemark...

Tu ne te rappelles pas de ce temps là.

Nous vivions une époque de troubles: Frodi le Jaloux, du clan Skjöldung, venait de tuer son frêre, Halfdan Halfdansson le Juste, afin de réunifier le royaume de son père sous une même brutale autorité: la sienne.

Le roi tyran aux mains rouges recherchaient activement les deux fils de son frère , Hroar et Helgi, de crainte sans doute qu’une fois devenus adultes ils puissent chercher et obtenir vengeance et réparation pour l’infâme fratricide de leur oncle.

Frodi l’Usurpateur paya le wergeld pour le meurtre de son frère en épousant Sigrid, l’épouse du défunt et valeureux Halfdan. Le thing légalisa le couronnement du fielleux roi n’ayant d’autre choix que de mourir des mains de son armée ou de coopérer.

Il en fut de même des vassaux d’Halfan le bienveillant: tous durent se rendre a Hleidra, la capitale, pour jurer allégeance au nouveau roi. Toute velléité de rébellion promettait d’être écrasée dans le sang des insurgés.

Nous étions le clan Kjari et avions fait parti des vassaux d’Halfdan, notre bon roi. Dans notre village de Rohald notre Jarl, Hrolf Knudsson, décida de ne pas se rendre personnellement à la capitale de Hleidra. Une délégation s’y rendrait pour le représenter. Hrolf déclara devoir organiser la cérémonie de succession désignant sa fille, Jorunn, comme notre future Jarl.

Il était rare qu’une femme accède a ce titre, mais l'unique fils de Hrolf était mort au cours de la guerre des rois, et Jorunn avait maintes fois fait preuve de ses compétences de meneuses d’hommes et de son sens de la justice.

Cependant, beaucoup se demandait si le roi Frodi le belliqueux serait dupe de l’excuse et n’enverrait pas son armée raser notre village pour montrer l’exemple par le sang.

Encore alitée, entre la vie et la mort, je ne pu assister aux cérémonies. j’étais aux mains des Dieux et , il est vrai, également aux mains du soigneurs Klemet Gandalvson lequel ne cessait de marmonner son animosité envers tout le monde. Cela dit, il soignait aussi bien qu’il semblait détester son prochain, ce qui, pour lui, était gage de qualité.

Yngwe, un des brillants scald de notre clan, me raconta plus tard, que le frère de Herjolf, l’époux de la soeur de Jorunn, avait été banni pour avoir tenter d’assassiner l’épouse de son frère. Lorsqu’un homme perd son mannhelgr, on oublie son nom et ses motivations. Une soif de pouvoir a en oublier les valeurs ancestrales de notre peuple qui n’était du reste pas sans rappeler les motivations d’un roi: Frodi le Perfide.

L’important fut que Jorunn, notre future jarl, empêcha la tragédie, démontrant une nouvelle fois sa clairvoyance. Elle fut aidée par Yngwe le scald qui eu la chance de conter ses exploits, de Thorgrim le guerrier fauve à la hache impitoyable, de Hildr Thorbjorndottir la völva aux conseils et visions inestimables et de Sigurdr Ivarsson, un de nos guerriers les plus loyal et valeureux.

J’entendis que Klemet participa également à la réussite de cette histoire mais je n’ai eu de lui comme réponses a mes questions que des inintelligibles murmures et une série de sermons sur les défauts des hommes.

Des jours de festivités et de liesses suivirent, un temps précieux, permettant d’oublier un instant la crainte tenace de voir surgir les hommes de Frodi venu massacrer notre village...

II- voyage en mer

Jorunn et son père Hrolf décidèrent d’organiser une dernière expédition marine avant que l’hiver ne s’installe. Le village manquait de chaudes fourrures, de stéatite pour nos artisans et d’ambre pour nos soigneurs et nos sages. Un Knörr, un de nos navires marchand, se rendrait à un comptoir proche des côtes de Norvège.

Encore faible, je fus surprise d’être désignée pour participer au voyage. Mais si je devais survivre je devais me renforcer...ou mourir. Je le comprenais. Puis le voyage me permettrait peut être de rapporter d’épiques histoires.

Nous partîmes rapidement.

Le voyage se passa sans incidents jusqu’a la pointe sud de la Norvège. Mais , là, un vent violent nous fit dériver vers l’ouest. Bientôt la colère des Dieux déchaina une tempête et nos navigateurs impuissants ne purent empêcher la dérive de notre navire. A la merci de la volonté des dieux, nos prières a Njödr restèrent sans réponses. Le bois hurla sous la flagellation glacée des vagues géantes et le Knorr finit par se briser, nous propulsant tous à la mer....

III-une île mystérieuse

Crachant l’eau de mes poumons, Je me réveillais sur une plage assombrie par le peu de lumière du jour: d’épais nuages pesants, humides et froids masquaient ciel et horizon.

Olaf Haraldsson, le guerrier fauve connu pour user de tempérance et de ruses arpentait déjà la plage et se dirigeait vers l’épais rideau de végétation qui la bordait. Le risque de noyade n’avait pas fait perdre a Olaf son instinct de guerrier et il se confectionna rapidement un épieu de fortune.

Trois autres silhouettes arpentaient la plage, en recherchant dans les rares débris un autre survivant ou quelques objets pouvant être utile.

Je reconnu Klemet. Il pestait contre le froid et l’humidité et demandait qu’on prépare un feu pour réchauffer ses os transits. Je souriais, réjouie dans ce malheur de le voir vivant et bougon, figure familière et réconfortante.

Rokva, fills d’Ikva, au père inconnu, était également présente. Une völva comme sa mère autrefois, crainte autant que respectée pour ses pouvoirs redoutables de divination et sa capacité de connaître la volonté des Dieux. Elle se fit une place sur la plage, et consulta ses osselets, essayant de deviner la raison de la colère des Ases et le pourquoi de leur clémence pour nous avoir épargné et mené jusqu’ici.

Le dernier survivant était Skuld Ollavsson , un marchand qui avait voyagé dans des contrées lointaines, jusqu’a Bysance disait il. C’était une des plus fines lames de notre village et les voyages l’avait instruit dans l’art subtil de la négociation et de l’enrichissement. Il lui avait également communiqué une certaine forme de cupidité aveugle, inhabituelle pour notre peuple. Il estima que nous avions dérivé a l’ouest de la Norvège, sur une île nommée Skoll. Peut être existait il un comptoir quelque part...

La terre se mit a trembler et un frisson d’effroi nous parcouru tous...



IV-A la découverte de l’île


Un ou des Dieux étaient en colère et l’avaient fait savoir. Nous devions nous enfoncer dans la végétation et deviner les raisons de leur ire. Les tremblements de la terre se succédèrent à intervalle régulier. L’atmosphère était lourde, presqu’asphyxiante. Klemet fit quelques pauses pour ramasser des racines comestibles. La végétation finit par s’achever brutalement devant un terrain pentu, couvert de cendre.

Nous devinâmes rapidement aux lueurs rougeoyantes parfois visibles que nous étions sur les pentes d’un volcan. Un volcan en colère. Rokva se rappela une légende d’Odhin et de Thor piégés ainsi sur une île. Alors qu’un géant de feu du royaume de Muspelheimr les menaçait , Odhin s’était transformé en aigle et saisissant Tor de ses puissantes serres, le duo avait pu échapper de l’île...

La terre trembla de nouveau.

La légende de Rokva nous motivait à nous presser. Peu d’entre nous avait la capacité de se transformer en un aigle majestueux. Pas plus que de résister a l’éveil et la colère d’un géant de feu...

Skuld et Klemet s’avancèrent sur les pentes pour allumer un long bâton que klemet avait enduit de résine afin d’en faire une torche et une source de feu pour nos futurs bivouacs. Les insectes vinrent rapidement nous harceler mais c’était préférable à la morsure du froid. Skuld demanda que je tienne la torche mais j’expliquai qu’il ne fallait mieux pas me remettre le bâton: ma maladresse habituelle le ferait au mieux tomber a terre, au pire bruler la barbe et les cheveux d’un des nôtres. Skuld pesta ne trouvant pas l’utilité de me défendre si je ne servais à rien. Je retenais mes larmes, peu désireux d’afficher mes faiblesses en la circonstance.

Nous nous concertâmes sur la direction a prendre. Finalement nous contournâmes les pentes du volcan vers l’ouest. En fin d’après midi, alors que notre progression se faisait lente, Rokva avisa un sentier redescendant dans la végétation dans un sens et se dirigeant vers l’est dans l’autre sens. Il n’avait pas été utilisé depuis plusieurs semaines.

Klemet découvrit proche du sentier, un puit naturel. L’occasion d’étancher notre soif. Rokva , qui devait avoir la langue sèche de nous avoir conté l’histoire d’Odhin et de Tor sauta dans le puit suivit de Klemet. On entendit leur cri de douleur alors qu’ils se cognaient contre les aspérités rocheuses...

Olaf m’aida a confectionner une longue perche et un récipient pour puiser l’eau a l’aide d’une large feuille, et , secondairement, aider Klemet et Rokva a ressortir.

Nous décidâmes de faire bivouac proche de la source d’eau pour la nuit. Le feu nous permit de nous sécher. Je me rendis utile ,y puisant quelque réconforts, en utilisant ma fronde pour chasser quelques oiseaux et agrémenter les racines de Klemet.

Epuisée, je ne tardais pas a m’endormir, laissant Skuld et Olaf veiller à la sécurité du campement.

V-une soudaine panique

Olaf raconta qu’a l’aube, il vit Björn, un des marins de notre Knörr, apparaître devant lui, depuis le sentier. Björn nous maudit de l’avoir laissé mourir dans les eaux glacées et nous intima de partir au plus vite de l’île si nous ne voulions pas subir une fin des plus funeste, due à la malédiction qui frappait l'île. Puis Björn s’enfuit.

Olaf éprouvait l’impression désagréable d’être épié, que dans les bruissements continus de la végétation , se cachait une invisible menace qui, lentement, se rapprochait de notre campement tel un prédateur implacable. Il hurla a tous de se réveiller, donna des coups de pieds pour éteindre le feu de camp, et se mit a courir pour rattraper Björn.

Je dois avouer que, sur l’instant, nous ne comprimes pas tout ce qu’Olaf nous expliqua plus tard. La vieille Rokva plissa des yeux et scruta l’environnement ,couvert de brume, d’un regard des plus suspicieux comme pour discerner une réalité qu’elle seule pouvait percevoir.
Klemet et moi-même remirent des buches dans le feu, haussant les épaules ben voyant l'agitation insolite d'Olaf.

Skuld s’étira en baillant. Avec Olaf, c’est lui qui avait assuré la garde durant la nuit.

Soudain, ce fut comme une main invisible et froide qui se saisit de notre coeur et commença à le broyer. A l’exception de Rokva, stoïque devant le feu, tous nous fumes pris d’une panique surnaturelle, et nous mimes a courir en tout sens. Même le fier Olaf, revenu de sa traque stérile, courait à nos côtés.

La végétation elle même sembla s’animer et des griffes voulurent se saisirent de nos pieds. Haletants, hurlants, nous débouchâmes dans une impasse, aux pieds d’un a-pic. Faisant volte face, la végétation continuait de frémir. Notre fin était proche.

VI-une présence inattendue

C’est alors qu’un jeune homme imberbe, tel la manifestation d’un dieu, sorti d’un bosquet. Il se nommait Sdric et nous indiqua de nous hâter si nous ne voulions mourir.

Une lourde pierre masquait l’entrée d’une grotte dans laquelle Sdric nous fit entrer avant de refermer l’entrée et nous permettre de souffler. Le volcan grondait de nouveau.

Reprenant ses esprits, Klemet usa de sa magie afin de dissiper notre peur. Olaf indiqua qu’il ressortait aller chercher Rokva. Le fier guerrier retrouva la sage oracle près du feu. Rokva, accompagné d’un haussement d’épaule, expliqua qu’elle avait levé la brume à l'aide de sa magie. Nulle présence ne s’était révélée a ses yeux. Notre peur ne semblait n’être née que de notre imagination.

Il y avait magie la dessous. Je savais moi même qu’il était possible de tromper les sens. Je l’utilisais assez souvent pour agrémenter mes histoires de scènes épiques propre a plaire à l’auditoire. Klemet connaissait également d’autre moyen de distiller la peur dans les esprits, mais pas en visant autant de personne à la fois. Puis il y avait ce marin Bjorn, soudainement disparu sans aucunes traces, comme enseveli par la terre ou happé par le ciel, alors qu’Olaf le poursuivait. Cela ne pouvait être une illusion car nous connaissions ce marin et il aurait fallut le connaître pour en créer l’aspect.

Quelque soit la magie utilisé pour attiser notre peur, elle était puissante. Si un dieu était contrarié, mieux valait-il pour nous d’en découvrir la raison et de l’apaiser si nous voulions survivre.


Sdric nous mena a travers des boyaux sous la terre, dans l’antre du volcan.

Le village de Sdric, un comptoir indépendant sur la rive est de l’île, avait été attaqué il y a un mois par des étrangers venus de l’océan. Ils portaient des tenus nordiques et tous étions persuadés d’une nouvelle infamie de Frodi le Sanglant. Les survivants avaient trouvé refuge dans les souterrains du volcan, là ou se trouvait la forge depuis longtemps.

Pres de deux-cent personnes aux silhouettes haves et épuisées résidaient dans une quarantaine d’abris de fortune. Ils avaient trouvé refuge en ce lieux. De maigre troupeaux de chèvres , de moutons et de et de volailles leur permettaient de survivre tant bien que mal.

Le plafond était lumineux à six ou sept mètres de hauteur, comme si un mécanisme invisible créait de la lumière.

Si les dieux nous avaient mené jusqu’ici , peut être était ce pour sauver cette population et défaire la menace qui avait incendié leur village...

VII-les réfugiés

Thorvan, le chef, le forgeron à la peau rouge et tannée nous accueilli assez froidement, peu désireux de communiquer de faux espoirs à son clan, face a l’adversité qui les touchait. Mais nous pouvions rester, le temps de trouver un moyen de partir.

Les visages désespérés affichaient cette méfiance propre a ceux qui ont presque tout perdu. Je décidais de conter une saga, ou les plus désespérés reprenaient espoir a l’arrivée de héros: une île abandonné de tous ou cinq héros s’échouait sur une plage, envoyé par les dieux pour mettre fin aux souffrances de la population. Cela marcha, un peu, un peu seulement car le désespoir était grand.

Parmi ceux qui écoutaient, nous fîmes la connaissance d’Arghils, la fille adoptive de Thorvan. Elle nous apprit que le comptoir datait d’une vingtaine d’année. Thorvan avait succédé à son père, Abjaer Rulfson, il y a quatre ans. Père et fils étaient tous deux d’habiles forgerons, et leurs ouvrages se vendaient bien.

Mais il y a un mois, des étrangers étaient venus rasé leur village. Réfugié sous la terre, Thorvan continuait son travail de forgeron , espérant qu’au retour du printemps , le commerce pourrait reprendre. Nous étions surpris que tous se résignent ainsi à vivre sous terre.

Nous fûmes interrompu par un homme, nommé Eilif. Il craignait pour la vie d’une jeune fille nommée Erna laquelle convulsait au sol en ce moment et que les villageois rendaient responsable de la malédiction qui frappait leur vie. Un attroupement s’était formé autour de la jeune malade. Le lynchage semblait proche. Skuld n’hésita pas et sortant l’unique épée courte qu’il avait pu sauver du naufrage s’interposa entre Erna et la foule, menaçant de la pointe de sa lame quiconque oserait approcher. Intimidée, la foule se calma. Klemet aida la jeune fille a se remettre debout et l’amena a l’écart afin de la soigner.

Erna revendiqua effectivement la malédiction qui frappait le village. Elle était pleine de haine à l’égard de tous. Je vis sourire Klemet qui pour une fois, semblait apprécier quelqu’un. Erna semblait posséder le don latent des völva mais ne l’avoir jamais exploité. Orpheline, elle avait connu l’intolérance que connaissent les personnes trop différentes. Rokva usa de patience et utilisa ses osselets pour montrer a la jeune fille ce qu’elle pourrait aussi réaliser dans le futur si elle acceptait d’être enseigné. La jeune fille était instable et sa haine tenace mais Rokva ne désespérait pas que patience et enseignement remettrait tout cela en place. Rokva, a l’aide des osselets, avait eu la vision d’étranger venus de la mer a la rechercher de quelque chose de précis. Une chose a laquelle ils tenaient et sans laquelle ils ne repartiraient pas.

La terre trembla, le volcan gronda.

Un dénommé Rungar, un vieux minier, malade et crachant ses poumons, nous appris qu’il avait découvert dans les mines, dans la lave durcie, un objet étrange, blanc, il y a trois semaines. Une oeuvre d’art, qu’il avait montré a Thorvan lequel s’en était emparé en sa qualité de chef. Nous pensions a ce moment là , qu’il s’agissait peut être de l’objet convoité par les étrangers. Peut être était ce aussi ce même objet responsable de la colère des dieux car le grondement du volcan semblait coïncider avec la découverte de cet objet.

La forge ou travaillait Thorvan n’avait qu’une entrée. Gardée par trois hommes armés , Unn, Dag, et Ivar, il ne fallait pas compter l’explorer de jour. Du moins pas sans combattre.

Arghils, semblait avoir un penchant pour le grand Olaf, ce qui n’était pas sans attiser certaine jalousie. Elle proposa au guerrier, surpris et intimidé de tant d’attention, de venir le retrouver une fois la nuit tombée. Elle se procurerait les clefs de la forge. Elle demandait simplement de pouvoir partir de l’île avec nous en échange de son aide.

En attendant le rendez vous nocturne, nous partîmes voir les ruines du village a la surface. Sdric nous accompagnait.

La colère du volcan se fit plus vive et des fissures se créèrent dans le sol laissant échapper des relents de vapeurs. Nous fumes plusieurs a en être victime et Klemet soigna nos brûlures. Les dieux nous demandaient de nous hâter.

Sdric nous appris, alors que nous approchions du village, que Thorvan travaillait avec un certain Jubolt, responsable des transactions avec les marchands norvégiens. Nous irions dire deux mots a cet homme plus tard: Jubolt, Thorvan, aidés de leurs trois gardes paraissaient avoir la main mise sur tout le village.

Nous ne savions pas alors que nous n’en aurions pas le temps.

Les corps mutilés, calcinés, jonchaient les cendres du village incendié. Nous avions au moins la preuve que cette invasion n’était pas une illusion. Deux grands Knörr qui servaient de toit a deux bâtisses avaient survécu au feu des envahisseurs. Ils paraissaient en état de naviguer: nous avions trouver le moyen de quitter cette ile maudite.


Une fois revenu au village nous avons essayé de convaincre les réfugiés qu’il était possible de ressortir à la surface et de rebâtir leur village, voir de le quitter à bord des deux knorrs. Mais tous semblaient fébriles et peu désireux d’aller a l’encontre des décisions de Thorvan.

Le chef nous donna quelques armes de sa forge. Il répondit qu’en effet il possédait l’objet blanc découvert par Rugnar. Il paraissait nerveux mais ne s’offusqua pas de nos questions.

En début de nuit, Rokva revit Erna qui promettait à tous de subir la malédiction. J’utilisais la magie des mots et la forçait à s’endormir: si il se passait quelque chose cette nuit, ce ne serait pas à cause d’’Erna.

VIII-La forge


Arghils teint sa promesse et la nuit venu nous entrions dans la forge. Des fleuves de laves, des ponts suspendus, des poulies coulissantes permettant a des seaux en fonte de se remplir de lave, se succédèrent. La progression fut pénible. Les nombreuses brulures causés par un équilibre précaire encore davantage.

Nous ne trouvions pas de forge proprement dites mais les ouvrages du forgeron se succédaient nombreuses sur les murs de roche. Skuld insistait pour s’emparer de quelques pièces de valeur afin de rembourser notre bateau perdu.

Certains ouvrages décoratifs montraient un aspect assez dérangeant: des visages grimaçants, comme torturés.

Nous continuâmes de nous enfoncer dans les profondeurs gigantesques du volcan, intrigués, sans réponse à cet amoncellement de métal forgé.

Le volcan grondait de plus en plus fréquemment comme un monstre désormais éveillé et vigilant, guettant le moindre de nos gestes.

Nos questions se firent encore plus nombreuse lorsque nous découvrîmes une chambre sommaire au lit encore chaud, des miettes d’un récent repas sur le sol. Nous nous étions assuré que Thorvan dormaient en ce moment dans son abris, a l’extérieure de la forge. Du moins le croyait-on. A la réflexion nous l'avions vu regagner son abris mais il s'était écoulé plusieurs heures avant le rendez vous nocturne avec Arghils.

Une nouvelle présence, vivant dans la forge même, à l’insu de tous, sauf du forgeron, nous laissait perplexe: les questions de plus en plus nombreuses avaient de moins en moins de réponses...

Un grand miroir dans la chambre dissimulait un passage. Nous continuâmes, malgré la peur de voir les dieux agacés laisser le volcan vomir sa colère.

Enfin nous débouchâmes dans une pièce étrange: Thorvan gisait a terre, aux pieds d’une vasque remplie d’eau, le bras cassé. Son agresseur, tenant un marteau à la main, était petit et trapu, la peau grise. Rokva reconnu un dvergar du royaume de Nidavellir et ses yeux étincelèrent d’emmerveillement.

Derrière le Dvergar, un lac de lave en ébullition faisait de cette pièce une impasse. Le Dvergar fit un pas de côté en nous voyant. A sa gauche se tenait une étrange machine de métal et couverte de tuyaux et de chaine de fils de cuivre. Aucun d’entre nous n’avait jamais vu telle création. La pierre blanche était posée sur l’ une des plaques métalliques du mystérieux engin.

Le Dvergar se saisit d’un levier et nous menaça de l’actionner si nous avancions. Le levier ouvrait une trappe à l’endroit ou nous nous tenions, et nous n’avions d’autres choix que d’obéir.

Le Dvergar était hors de lui, en colère. Il se nommait Snoridgen. Nous avions la réponse de l’origine de la qualité des pièces forgées: prisonnier de Thorvan et de son père Abiar avant cela, le dvergar forgeait comme un esclave des pièces d’une qualité exceptionnelle depuis vingt ans, assurant a la communauté de l’île une précieuse prospérité.

Snoridgen se disait poursuivi par la déesse Hel, la déesse des morts. Il réclamait l’objet blanc découvert par Rugnar. C’est alors que des gémissements étranges se firent entendre derrière nous. Le Dvergar se figea de terreur en hurlant « Hel est venu pour moi! »

Nous n’aurions peut être pas cru le dvergar si, derrière nous, dix silhouettes décharnées, des morts animés , munis d épées et protégés de métal , surgissaient dans la pièce pour nous faire rejoindre le royaume de leur déesse.

Olaf fut prompt a réagir et chargea dans le tas. Skuld le rejoignit rapidement et ses épées rapides et habiles firent tomber les premiers assaillants. Je les soutenais comme je le pouvais de quelques jets de fronde. Rokva se protégea derrière la vasque. Klemet usa de sa magie et dissipa la peur de Snoridgen. La réaction du dvergar ne fut pas celle escomptée: il actionna le levier et, incroyablement vif et agile, sauta vers le lac de lave et disparu dans une coursive étroite, accessible uniquement a sa petite taille. quatre morts-vivants tombèrent dans la fosse. Olaf et Skuld parvinrent à éviter la chute fatale. Sous la lance précise et puissante d’’Olaf et les épées acérées de Skuld, les derniers assaillants succombèrent.

Haletant, nous reprenions notre souffle alors que le volcan grondait de plus en plus fort.

Avec autorité, Klemet se saisit de la pierre blanche, un ouvrage magnifique mais peut être pas créé de la main des hommes. Skuld proposa de garder l’objet pour sa valeur marchande. Mais Rokva affirma que pour calmer la déesse Hel et parvenir a quitter l’île, la pierre blanche se devait de revenir à la lave. Le marchand fut déçu mais se rangea à notre avis. Klemet, implorant la déesse d'accepter son offrande, lança la pierre dans la lave qui coula lentement sans se consumer.

Le volcan gronda encore plus fort et les parois commencèrent à s’effriter. Nous ne savions pas ce que le dvergar avait pu faire pour contrarier la déesse et les raison de son exil de Nidavellir. Nous ne pouvions qu’espérer que la fuite de Snoridgen ne nous condamnait pas à mourir dans les coulées de lave, que remettre la pierre dans le volcan suffirait à apaiser la colère d’Hel.


IX-La fuite


Nous nous hâtâmes de sortir de la forge en aidant Thorvan à marcher, alors que le sol se fissurait, les plafonds tombaient. Skuld ferma la marche, ramassant le plus possible de fer forgés afin de les vendre plus tard, au risque de se ralentir et de périr sous une avalanche soudaine de pierre.

Dans l’immense grotte qui abritait les réfugiés tout était sans dessus dessous. Si dix des morts vivants nous avaient traqué de nombreux autres avaient massacré la moitié des villageois, dont le diminué Rungar qui n'avait pu se défendre. Nous allâmes réveiller Erna qui pour une fois ne pourrait pas être accusée par les siens d'être à l'origine de leur tragédie.

Usant d’autorité, demandant l’aide de Thorvan, nous rassemblâmes les survivants et les persuadèrent de gagner leur ancien village ou deux knörrs pouvaient être mis a la mer.

Alors que nous hâtions nos pas, les premières laves tel un serpent de braise coulaient sur les pentes du volcan et les nuages de cendres se faisaient de plus denses, couronne grise sur la coiffe d'un géant de feu. Le sol se fissurait par endroit, crachant un souffle de dragon.

Mais l’offrande invoqué par Klemet nous laissa le sursis dont nous avions besoin. Hel ne nous harcela pas davantage de ses morts vivants. Les deux knorrs furent descendus à la plage et mis à la mer. Les plus valides saisirent les rames et , portant une centaine de survivants, les deux navires s’éloignèrent rapidement des côtes.

A peine hors de danger, le volcan se fissura tel une enclume brisée par le marteau d'un géant, et l’île sombra dans l’océan.

Les regards épuisés scrutaient le terne horizon , hagards, comme dans un mauvais rêve. Il n’y avait pas traces de Jubolt ni des trois gardes de la forge. Peut être avaient ils péris, peut être s’étaient ils sauvés à bord de leur propre navire: le partage ne semblaient pas être leur fort. Thorvan quant à lui devrait répondre de ses torts devant le Thing.

Snoridgen ? Mort ou en fuite, nous ne saurons jamais les secrets du dvergar sauf si le destin nous poussait vers lui une nouvelle fois...


...Sur le navire, Rokva parle doucement a Erna. Je sens que l’ainée parviendra a former une nouvelle völva. Klemet râle qu’on lui fait pas assez de place pour soigner les blessés. Skuld se targue d’être celui, le seul, qui a pensé a rendre ce périple rentable en exhibant les pièces qu’il a rapporté de la forge au péril de sa vie. Olaf regarde parfois Arghils à la dérobée, se demandant pourquoi la jeune fille ne fait plus attention à lui. J’essaye de trouver les mots pour réchauffer le coeur des marins.

Les embruns glacés de l’océan nous rappellent que nous sommes encore en vie. Je souris, le visage au vent. L’histoire ne fait que commencer...

Finna Sörensdöttir
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Chapitre Trois

Message par Slyden le Mer 23 Mai - 0:31

Chapitre 3

I-Départ de Rohald



L’instant est grave et solennel. Le clan Kjari se rassemble sur le ponton du village. Hrolf remet a sa fille Jorunn, un pendentif portant une représentation du marteau de Thor, emblème du clan, symbole de bonne fortune.

Le jarl clame un court discours. Le clan compte sur nous. Que les Dieux nous soient propices.
Jorunn Hrolfsdöttir est accompagnée de la crainte et respectée Hildr Thordjornsdottir, la Völva du village; de Klemet Gandalvsson le Thulr bougon aux soins précieux; de Sigurdr Ivarsson, un guerrier sur et loyal; et de moi-même, Finna Sorensdottir, une des scaldes du clan.

Un snekkjar, l’Oie Blanche, navire d’expédition, a été préparé. Osvif, en sera le capitaine, secondé par une dizaine de marins.

Hrolf étreint une dernière fois sa fille. Le navire glisse sur la mer et lentement s’éloigne de Ronald

II-Voyage



Jorunn, le visage dans le vent, s’interroge sur ce que lui réserve le destin. Nous nous remémorons tous l’origine de l’expédition.

Il y a une semaine, le jarl s’est réveillé en pleine nuit , en nage, effrayé par les visions qui venaient de le visiter, images d’épouvantes, messages des dieux,  lui faisant craindre le pire pour l’avenir du clan Kjari. Il relata ses visions à la Völva :

« Je voguais sur un knörr fait des ossements des gens de mon peuple. J’étais seul et pourtant le navire magique avançait sans besoin de marins pour le manœuvrer. La mer était de sang, un brouillard épais me cernait de toutes parts. J’avais si froid. Puis, peu à peu, la brume s’est dissipée. J’ai vu... Par tous les dieux ! J’ai vu notre terre en proie à des flammes infernales ! Les maisons, les champs, les forêts de Fyn étaient en feu. La fumée noire masquait le ciel, charriait une abominable odeur de viande grillée. Le bateau s’est rapproché de la rive. Dans la mer, des charognes flottaient entre des monceaux de débris. Sur la plage montaient des cris de souffrance. Les vêtements en flammes, ceux qui espéraient s’échapper par là agonisaient sur la grève où des monstres marins achevaient les blessés et se repaissaient de leurs corps. Par Odhinn ! Que signifie tout cela ? »



Mauvais présage...

Hildr entra en transe. Dans la fumée de ses encens, entre ses mots murmurés, elle lança ses osselets afin de demander l’aide des Dieux. La Völva sembla surprise, ne pas croire ce qu’elle voyait. Enfin, le visage triste, elle répondit:

« J’ignore la signification de ces visions, mais je sais qui peut répondre à vos questions... »

Hrolf  rassembla le village et fit part à tous des funestes présages. Une personne semblait pouvoir donner une signification a tout cela:  La dame de givre , la légendaire sorcière du nord. Un frisson d’éffroi parcouru l’assemblée, un murmure grandit, portant le refus du village à monter pareille expédition. Hrolf fit taire la foule et ordonna qu’une expédition se prépare pour aller demander conseil à cette Dame de Givre. Seuls les volontaires partiraient...

les scaldes se souvenaient des histoires au sujet de la Dame de Givre: un pouvoir surnaturel, terrorisant ceux qui s’en approche; son royaume, caché dans le nord inexploré de la Norvège; la mer se couvrant de glace, les navires de givre, et le brouillard épais égarant les marins les plus habiles. Selon le bon vouloir de la Dame, vous pouvez vous perdre dans les brumes où, soudainement,voir la vue s’éclaircir, le brouillard se lever, et vous retrouvez sur une côte inconnue...


Et c’est ainsi que nous voguions, à bord de l’Oie Blanche, à destination des côtes les plus septentrionales de Norvège afin d’accéder au repaire de la Dame de Givre puis de lui demander son aide  pour interpréter les funestes vision de notre jarl.

Osvif s’est porté volontaire pour conduire le navire malgré les récits de marins qu’il connaissait: des hommes ont voulu rencontrer la dame de givre. Certains ne sont jamais revenus, d’autres se sont vus amputés des mains ou des pieds. Les pouvoirs de cette sorcière sont terrifiants. Même si elle nous aide, le prix a payer sera certainement lourd...

Bientôt nous croisons un navire de commerce revenant de Scania. Nous échangeons avec lui quelques nouvelles. Le futur mariage du Jarl d’Odense dont nous sommes vassal, Hord Beinirsson ,avec la princesse Hedriss ,du Jylland , occupent tous les esprits.

Les raids épisodiques des jutes du Jylland  sur l’île de Fyn représentent une menace omniprésente pour notre clan. Cette union résonne comme une promesse de paix et de commerce et n’est ainsi pas sans attrait, même si elle est imposée par le roi Froidi, dans le but non dissimulé d’apaiser les tensions des clans dissidents dont le clan Kjari fait parti, sa loyauté allant au feu roi Halfdan. Hord Beinirsson, qui a perdu sa femme dans le récent conflit des deux frères, n’a toujours pas prêté serment envers le nouveau roi Frodi. Mais difficile pour lui de renoncer à un mariage qui scellerait une solide alliance avec les jutes et assurerait à son clan protection et prospérité.



Nous contournons les côtes de Norvège. Nous continuons vers le nord, sans escale, vers des régions qu’aucune carte ne mentionne...

III-Les terres de la Dame de Givre



Les histoires ne mentent pas. Après une dizaine de jours de navigation, L’Oie Blanche pénètre une nappe de brouillard épais. La glace recouvre la mer, le givre perle aux voiles et sur les visages. Le vent se lève, la tempête est proche. Soudain deux piliers de pierre, tel des géants pétrifiés se dressent devant nous. Osvif peine à la barre et hurle ses ordres. Un étroit passage se dessine entre les deux colonnes , et Osvif y dirige péniblement le bateau, luttant contre les courants contraires. Le snekkjar racle une des colonnes, menaçant de se briser et de précipiter son équipage dans les eaux froides et mortelles. Le bateau tangue dangereusement. Beaucoup perdent l’équilibre. Un des marins tombe à la mer. Des mains indistinctes, des ombres, semblent emporter le malheureux dans les profondeurs. Un second marin, retenu de justesse par les mains agiles d’Hildr, évite de peu de connaître le même sort. De tous , la völva semble être la seule à ne pas être effrayée.

Le navire parvient a franchir les colonnes. Soudainement, comme le disent les légendes , le brouillard n’est plus. Nous glissons sur les eaux calmes d’un fjord. Les parois escarpées empêchent toute possibilité d’accostage. Seule une grève, a l’extrémité du fjord, offre une voie de terre accessible. La végétation est dense, le froid mordant.
Le navire glisse sur le sable. Un chemin se dessine dans la végétation. Au loin, de fines fumées s’étiolent au vent, sans doute le signe d’un village.



Jorunn clame son identité, s’aidant de l’écho des montagnes, et demande à voir la Dame de Givre afin de lui demander conseil. Aucune réponse. Bientôt des silhouettes se dessinent , furtives, dans la végétation. Les marins se préparent au combat. Une trentaine de guerriers sortent de la végétation en hurlant, et charge l’équipage. Vêtus de guenilles, munis d’armes rudimentaires faites de bois, d’os et de pierre, les guerriers semblent primitifs.

Tous se préparent au combat.

Mais soudain Jorunn s’enveloppe d’une lumière aveuglante alors que derrière elle, le paysage se couvre de nuages noirs zébrés d’éclairs fracassants. Dans un éclat de tonnerre , une voix grave intime aux guerriers de ne pas attaquer. L’illusion est réussie: les guerriers terrorisés par cette manifestation de magie, fuient à toutes jambes. Un massacre a été évité.

Sur les contreforts d’un falaise, l’entrée d’un grotte est visible. Hildr se concentre sur ses visions et acquiert la certitude que cette grotte est l’entrée du repaire de la Dame de Givre. La Völva montre pour la première fois des signes de craintes. Elle n’a jamais aimé les grottes.  Les marins et Osvif restent garder le bateau.

Un chemin monte vers la grotte et s’arrête à quelques dizaines de mètres en contrebas, avant de redescendre vers la grève. La faune est bruyante mais dans l’opacité de la végétation nous ne voyons nul animal, nul oiseau. Sigurdr s’encorde avec Jorunn et escalade les dernières pentes abruptes. Jorunn glisse et se blesse légèrement. Sigurdr parvient à l’entrée de la grotte et assure une corde pour aider le reste du groupe.

Klemet use de ses talents pour soigner la fille du jarl. La grotte est spacieuse. Des offrandes de nourritures et d’objets artisanaux ont été déposé là, sans doute par la tribu primitive. La vue en hauteur est magnifique, avec la grève de sable a quelque lieu puis les eaux céruléenne entre l’émeraude des falaises...

La contemplation ne dure pas. Une tempête glacée éclate et rapidement, l’ouverture de la grotte s’obstrue de neige. Le froid nous fouaille la peau malgré l’épaisseur de nos fourrures.  Il fait de plus en plus sombre.

Une coursive étroite prolonge la grotte. Une lumière naturelle émane des roches. Nous nous enfonçons dans les entrailles de la terre. Le chemin s’amincit. Un croisement. Quatre  chemins...


Dernière édition par Slyden le Mer 23 Mai - 1:39, édité 3 fois
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Chap 3 (suite)

Message par Slyden le Mer 23 Mai - 0:51

IV-La Dame de Givre

... Nous reprenons nos esprits. Chacun a fait l’expérience de ses pires peurs. Nous ne savons pas le temps que cela a duré. Hildr est soulagée de prendre conscience de l’aspect irréel de ses peurs d’être enterrée vivante. Sigurdr tarde a reprendre son aplomb et garde pour lui ses pires craintes. Nous sommes perdus dans un dédale étroit.
Nous choisissons une direction. Nous débouchons sur une une grande salle circulaire naturelle. Une colonne de glace se dresse du sol au plafond, au centre d’un lac naturelle aux eaux translucides. Le pilier nous subjugue: à sa surface se dessine Ygdrasill, une pure merveille de sculpture, ses racines se perdant dans les eaux limpides du lac.


Apparait alors une femme, la Dame de Givre tout de blanc vêtue. Sa présence est imposante, son allure altière, son visage d’une beauté froide. Elle s’assoit sur un trône de glace que nous n’avions pas vu, notre attention subjuguée par la beauté de la sculpture de glace et désormais par la finesse du visage de la Dame. Jorunn prend la parole mais la Dame de Givre demeure silencieuse. Tour a tour nous lui présentons notre demande de comprendre la signification des funestes visions de notre jarl.  

La Dame se lève et s’approche de la colonne de glace. Elle invoque la magie d’un puissant rituel. Des runes inscrites sur la sculpture d’ Yggdrasill  deviennent lumineuses.  Certaines disparaissent, d’autres persistent. Hildr frisonne en reconnaissant là un pouvoir de divination exceptionnellement puissant. La voix froide et lente de la Dame de Givre clame alors sa réponse:

«  Feu et glace, peur et bravoure, mort et vie, nuit et jour ne feront plus qu’un. Qui peut empêcher cela lorsque même les dieux risquent alors de tomber? Les enfants paieront pour les péchés de leurs pères. Vos destins sont déjà écrits, les Nornes y ont veillé. Mais seule la lutte importe. Le Pendu compte sur cela. Vous ! Vous aurez peut-être le pouvoir de livrer le juste combat. Vous cherchiez une réponse ? Il n’y a ici qu’un début. Si vous vous sentez assez forts pour suivre votre destinée, elle sera glorieuse. Rien ne sera vain. Cherchez le visage d’Odhinn. »

Nous écoutons, essayant déjà de déchiffrer les paroles sibyllines de l’augure. La sorcière des neiges se tourne vers Sigurdr et lui fait signe de la suivre. Le beau guerrier s’absente, accordant ses faveurs réclamées, à la Dame de Givre.
Hildr interroge ses osselets sur l’avenir. Elle a la vision d’un voyage, d’une ville sale, de la fumée, des combats... Est-ce les mêmes visions que celles du jarl, sont-elles différentes ? La saleté ne semble pourtant pas devoir s’associer à Rohald.
Nous savons qu’Odhinn est représenté par un vieillard borgne, portant une lance, un corbeau sur l’épaule.  Nous devons être sensible aux signes qui le représentent.
Sigurdr revient seul manifestement heureux de l’expérience. La Dame ne réapparaitra pas.
Nous ressortons de la grotte, étrangement sans aucunes difficultés.

V-la lance

Nous redescendons vers la grève par un autre chemin, la neige accumulée empêchant de reprendre le sentier de l’aller. Un vol de corbeau attire notre attention: c’est la première manifestation de la faune que nous distinguons. Sous les silhouettes noires et ailées , un éclat scintille , comme du métal reflétant le soleil. C’est une lance, figée dans la glace, à une dizaine de mètre en surplomb. Sigurdr escalade la paroi escarpée.

Nous entendons un grognement: une dizaine de loup nous encerclent , gueules menaçantes, crocs sortis. Ils sont menés par un mâle alpha magnifique et borgne. Jorunn est sur le point de les attaquer. Hildr le lui déconseille: c’est un signe d’Odhinn; les loups jouent un rôle, c’est une aide. Odhinn ne veut pas que nous partions sans la lance. Corbeaux, loup borgne, les signes sont clairs.


En hauteur, Sigurdr essaye vainement de tirer avec force la hampe de la lance. La pointe est figée dans la glace et rien ne parvient à l’en extraire. En contrebas les loups se font plus menaçants, le cercle se resserre. Sigurdr use de sa hache sur la glace. Son arme se brise, la glace n’est même pas entamée. Le fier guerrier va pour redescendre ne sachant que faire, mais les loups nous pressent tant sur la paroi qu’il est impossible de manoeuvrer. Klemet hurle a Sigurdr de tenter de s’agenouiller et de mettre les mains sur la glace. Sigurdr s’y applique et voit ses mains s’enfoncer avec difficulté dans le socle de givre. Puisant dans sa farouche volonté, le guerrier creuse la glace à s’en écorcher les mains et bientôt parvient à se saisir de la lance libérée.

Comme un signal, les loups s’éloignent aussi rapidement qu’ils sont apparus...

Sigurdr redescend et remet la lance à Jorunn. L’arme est incroyablement légère et maniable. Des dessins d’animaux sont sculptés sur la hampe. La lance est superbement ciselée, une oeuvre d’art. Au nom d’Odhinn, elle devient lumineuse, signant sa nature magique et exceptionnelle.

Une légende contée par les sclades parle de cette arme magique: elle fut forgé pour Baldr qui la perdit lors d’un pari contre un géant de glace. Un héros , Jund Jaralsson, l’a déroba à un géant nommé Grondak le Tonnant, transperçant le pied de ce dernier.

Les histoires disent que Jund accomplit de nombreux exploits au pays des Sames, dans le nord. Mais une sorcière lui jeta une malédiction. Jund fuit alors vers le sud, refusant d’affronter son destin lié à la malédiction. Il connut ainsi une mort sans gloire, dans l’oubli, sort réservé à ceux qui refusent d’accomplir leur destin et s’opposent à la volonté des Nornes...
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Chap 3 (suite)

Message par Slyden le Mer 23 Mai - 1:05

VI- le visage d’Odhinn

Le conseil précieux de chercher « le visage d’Odhin », de « lutter », « d’accepter son destin », le don des Dieux d’une lance magique... Nous ne retournons pas vers notre clan les mains vides. L’aide apportée par la Dame de Givre semble inestimable.

Les visions troubles de l’avenir ne cessent cependant de tous nous inquiéter. L’Oie Blanche quitte les glaces du nord et retrouve les côtes familières de Norvège puis celles du Jylland. C’est à la pointe du Jylland  que nous apercevons un navire à la voile écrue , poursuivie par un navire pirate au redoutable emblème: des chaines. Il s’agit d’esclavagiste de la cité d’Hirsk, la Cité des Chaines, des individus ayant perdu leur mannhelgr pour s’abaisser à une telle entreprise, des monstres dépourvus désormais de toute humanité.



Sans hésitation, nous venons au secours du navire poursuivi, lequel redouble d’efforts pour rejoindre les côtes du Jylland. Hildr tente de dresser un mur de brouillard pour ralentir les pirates mais ne parvient pas à le faire durer suffisamment .

Les fuyards parviennent à débarquer sur la côte et se préparent à l’affrontement contre leurs poursuivants. Lorsque nous parvenons à débarquer à notre tour, une douzaine de survivants fait face une quarantaine de pirates.
Le combat est brutal. Klemet et moi-même, peu habiles une arme à la main, restons en retrait et soutenons les guerriers de nos flèches. Hildr, à nos côtés, murmurent des paroles magiques en veillant à distance sur Jorunn.

Le combat est incertain. Les pirates tombent sous la fureur des guerriers de notre clan, mais leur surnombre est un atout. Jorunn affronte l’adversaire le plus redoutable, certainement le chef des esclavagistes, dont chaque coup puissant menace de lui prendre la vie. Soudain, le géant de deux mètres abat un coup fatal. La mort est certaine mais c’est alors que Jorunn usant de l’incroyable maniabilité de la lance magique, interpose l’arme, don d’Odhinn, entre la hache du géant et sa gorge. Le pirate marque un temps de surprise. C’est plus qu’il n’en faut pour que ,reprenant l’initiative, Jorunn transperce mortellement son adversaire d’un coup précis et rapide... On ne défie par les protégés des Dieux sans en subir le courroux.



Ayant subit de nombreuses pertes, les derniers pirates, finalement en minorité,  se rendent.

Nous avons secouru un équipage jute.  Les survivants nous remercient. Les hommes sont épuisés. On organise un  festin pour récupérer.
Guerd Latik, le chef des jutes, est un vieillard borgne. Nous repensons au conseil de la Dame de Givre en le voyant.
Il nous apprend que leur navire faisait parti d’un convoi.

Un bateau danois venant de Fyn, était venu chercher la princesse Hedriss dans le village de Ribe, sur la côte ouest du Jylland. Vagn Hordsson était à son bord, et devait ramener la princesse à Odense afin qu’elle s’unisse à son père, le jarl Hord Beinirsson. Trois bateaux jutes  s’étaient joint à l’expédition pour servir d’escorte. Mais cela n’avait pas été suffisant: quatre navire de la Cité des Chaines , Hirsk, les avaient attaqué.
Nous accueillons la nouvelle avec effroi. Si le mariage n’a pas lieu, les tensions entre danois et jutes risquent d’être vives et exacerbées. la princesse Hedriss voyageant sur navire danois lors de l’attaque, le risque est encore plus grand que de violentes représailles soient organisées si la princesse s’avérait être capturée par les pirates, les danois en étant tenus responsables. La présence du fils du jarl, Vagn, possiblement victime des esclavagistes, ajoute encore à la tragédie.
Jorunn et Sigurdr  souhaitent retourner a Rohald afin de rendre compte de la mission. Klemet, Hildr et moi même souhaitons nous rendre a Hirsk sans perdre de temps, afin d’enquêter immédiatement dans le cas de l’enlèvement de la princesse et du fils du jarl, et de les secourir si nécessaire.

Hildr essaye de distinguer des visions pouvant orienter sur le chemin à prendre. Les images sont difficiles a interpréter. La Völva interroge également les pirates. Enfin elle parvient , en distinguant certains détails, à écarter Rohald et Odense des villes possibles de ses visions. La saleté, les fumées, sont compatibles avec Hirsk mais pas avec une des cités de Fyn. Pour la Völva il ne fait aucun doute, il faut se rendre a Hirsk.
Comme un signe supplémentaire, Guerd Latik, le vieillard borgne à l’image d’Odhinn, nous demande de nous rendre a la Cité de Chaines   au cas ou le pire se serait produit, afin d’y secourir sans tarder la princesse si celle-ci a été enlevé. Lui même doit réparer son bateau endommagé , ce qui lui prendra quelques jours.  

Jorunn et Sigurdr campent sur leur position et ne considèrent pas les signes comme probants. On ne peut se fier a de simples hypothèses. Trop de « si ». Ils sont méfiant à l’égard des jutes. Klemet propose d’utiliser la lance, en la faisant tourner sur une pierre, pour indiquer la direction à prendre mais Jorunn refuse encore, considérant cela comme pure superstition. Elle doit rendre compte a son père de la mission. Il sera toujours temps de mener une véritable expédition de secours si il s’avère que la princesse et le fils du jarl ont été véritablement enlevé: on ne saurait les secourir en étant une quinzaine. Klemet indique qu’il faudra au moins une semaine avant d’arriver a Hirsk si on se rend a Rohald auparavant et qu’il sera peut être alors trop tard pour sauver Vagn et Hedriss.

Hildr met en garde Jorunn. Si elle contrarie les Dieux en refusant les chemins qu’ils lui demandent d’emprunter , elle subira leur colère.

Chacun reste sur ses positions. Le navire pirate sera utilisé pour se rendre a Hirsk, ses emblèmes ôtés des voiles, afin de le rendre quelconque.  Hildr , Klemet et moi même, accompagnés de quelques un de nos marins, ainsi que deux jutes, Juren et Ligurd, désignés par Guerd Latik pour nous aider à identifier la princesse le cas échéant, se rendront dans la Cité des Chaînes.

Jorunn et Sigurdr rejoindront Rohald à bord de L’Oie Blanche avec le reste de l’équipage et rendront compte à notre jarl de la situation.

Les corps sont fatigués. L’hydromel a réchauffé les coeurs. La nuit est reposante. Au matin les deux navires partent sur la mer l’un vers le nord, vers la Cité des Chaînes,  l’autre vers le sud, vers Rohald...
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